L’une des grandes leçons de morale
qu’incarna la vie, la conduite et le message du Prophète Mohamed que
la Paix d’Allah soit sur lui c’est le sens du devoir que notre saint
Prophète que la Paix d’Allah soit sur lui a assumé jusqu’à son
dernier souffle de vie. Assumez votre devoir envers vos frères et
sœurs, envers la Oumma Islamique et vous obtiendrez un monde
Musulman réconcilié avec lui-même en harmonie avec l’Islam.
Le devoir a un caractère obligatoire
et pourtant nous avons de malheureux exemple dans notre société sur
le laisser aller et le désengagement irresponsable de presque tous
les acteurs sociaux. Le devoir en Islam est souverain et moral avant
tout. Nous avons pour devoir suprême dans cette vie addounia
d’adorer Dieu l’Unique l’Omniscient. Ce devoir d’adoration est en
faite une preuve éclatante de notre condition de créature. Nous
avons été crée dans le but d’adorer Notre Créateur et l’acte en
lui-même est un devoir et une preuve de foi et de gratitude. Le
devoir en lui-même nous assure une vie saine, enrichissante et
pleine. L’une des lois universelle exige l’existence de normes
garantissant le bien-être, l’évolution et les bonnes mœurs de la
société humaine. Et ces normes ont l’aspect concret d’actes humains,
le devoir en est un. Tout à chacun a un message à délivrer. Nous
avons été crée afin de réaliser la Khilafat de Allah sur terre. Par
conséquent, nous ne devons agir qu’a la lumière des commandements de
Dieu et le rôle majeur qu’a à jouer l’être humain ici-bas est
d’accomplir son devoir. Nous ne pouvons vivre en retrait et nous
n’avons pas le droit de dilapider nos chances de réussir à nous
interroger « D’où je viens et qui suis-je ? » Il est recommandable
de revoir ses connaissances en religion à un âge donné. Une occasion
précieuse de mettre fin à tant de malentendu ! Mais nous ne pouvons
dûment muni d’une identité religieuse et d’une méthode de vivre,
faire marche arrière et prétendre exercer son libre arbitre en
choisissant la Ridda ! Approfondir sa connaissance de l’Islam est
une condition majeure d’une bonne compréhension et du bien être du
musulman. Lors d’un séminaire organisé dernièrement à Alger autour
du thème de la Christianisation et comment l’affronter, le
témoignage de certains Algériens était frappant ! Quelques uns se
sont laissés tenté par la Christianisation pour la simple raison est
qu’il ignorait presque tout de la religion de leur parent !! Cela
nous renvoie à une époque merveilleuse de la propagation de l’Islam
dans le monde, l’enseignement religieux était délivré côte à côte
avec les sciences exactes, c’est pourquoi l’enfant musulman de l’ère
Abasside, Mamloukide ou Ottomane ne souffrait pas de ce déficit de
confiance et de connaissance dans sa religion et sa foi dont souffre
nos enfants de nos jours. Mûr le jeune est incapable de faire la
part du devoir dans une vie faite de trappe et de piège. Très vite
nous nous effrayons de réaliser notre incapacité à gérer nos
faiblesses, nos écarts, nos défauts, et à faire la mesure de la vie
conflictuelle que nous menons bien malgré nous. Beaucoup grandissent
dans une parfaite méconnaissance de leurs responsabilités, et de
leurs devoirs ! Les principaux acteurs de la société ont faillis à
leurs engagements en observant une attitude négative face aux
multiples dérives que vivent les adultes et surtout les jeunes.
L’absence de repère, de code moral, d’un projet de société, d’une
feuille de route réaliste a fait qu’un grand nombre d’Algérien
aujourd’hui sont défaitistes. L’enseignement en 1962 avait un
objectif net celui de combattre le fléau de l’analphabétisme, mais
entre temps rien n’a été entrepris dans le sens d’éduquer et de
former des générations aptes à recevoir le flambeau à leur tour et à
participer activement à l’essor de son pays. Il fallait travailler
dans le but de créer une motivation majeure pour chacun de nous.
Ainsi nous aurions éviter à la génération présente cette grande
désillusion.
Quoique qu’on dise aujourd’hui nous
devons faire un constat celui de la faillite. Pour nos enfants, pour
nos jeunes, la génération d’avant a fait preuve de manque de
clairvoyance, et de discernement. Au lendemain de l’indépendance
arraché aux prix fort, on a oublié d’être modeste et de parier sur
l’élément humain. Le sens du devoir pour les uns s’est réduit à
gérer la médiocrité et la stagnation. Et le résultat en l’an 1429 de
l’hégire est tout simplement lugubre, quand j’entend un responsable
s’écrier à la face d’un jeune « Estime toi heureux que tu es encore
en vie !!! » Je ne peux m’empêcher de penser indignée : « Parce que
vivre sans but, ni socialement stable cela s’appelle vivre !! »
Le Sheikh Abdel Hamid Binbadis en
inaugurant les écoles de l’association des Oulémas Algériens
Musulmans avait exprimé à haute voix son espoir : « Si chaque
administrateur et maître d’école jouera son rôle auprès de ses tous
jeunes élèves, assumant son devoir premier de leur inculquer les
préceptes de leur foi et en leur faisant découvrir la valeur du
savoir et l’obligation de chacun à aller le plus loin possible à la
découverte de ce monde, j’estimerai que nous avons réalisé une
grande partie de notre responsabilité envers nos fils et filles. »
Aujourd’hui nous avons pour devoir de réapprendre à nos frères et
sœurs comment retourner aux sources de l’Islam tout en essayant
sincèrement d’apporter un nouveau souffle à notre existence.